Les élèves insolents, brutaux, refusent de se
conformer aux règles du vivre ensemble. Ces
mauvais élèves empêchent les autres
d’étudier. S’ils ne comprennent pas les arguments de la
bonne volonté, ils comprennent,
en revanche, ceux relatifs à l’argent.
Au moyen de sondages, on calcule le montant moyen
que les parents donnent régulièrement à leurs enfants sous forme d’argent de poche. Fiscalement, on
retire cette somme aux contribuables, somme à laquelle s’ajoute un surcroît en
prévision des enfants exclus. Après
quoi, la distribution de l’argent de poche à l’ensemble des élèves se fait par
l’entremise de l’Administration.
Fonctionnement
du «système anti-désordre».
Dans la part d’impôt «anti-paupérisme» du non-exclu, une fraction alimente le budget «argent
de poche mutualisé».
Qu’il soit en situation d’exclusion ou non, l’élève
touche le même argent de poche (hors
primes et pénalités).
Humiliation dissipée: avec l’«argent de poche
mutualisé», chaque élève en situation d’exclusion peut payer la cantine.
Avec l’«argent de poche mutualisé», les enfants
d’exclus peuvent eux aussi en bénéficier. Cela permet d’enseigner très tôt l’égalité
reposant sur l’intégrité, propice à l’apaisement d’une société moderne.