Si
la Conscience Initiale ne pardonne rien, les victimes, elles, ont intérêt à
pardonner aux bourreaux. Un tel pardon condamne
ces derniers à mort, d’une
certaine façon, car mourir, c’est ne plus exister.
En
pardonnant, la victime dit au bourreau: jusqu’à
présent, la réalité de ton crime était pour moi un fardeau insupportable qui me
broyait. Cette charge, maintenant, me quitte et tombe à mes pieds. Me voici
soulagée tandis que ta responsabilité demeure. Face à la monstruosité
irréparable de ton acte, si ce n’est déjà fait, ton heure d’en prendre
conscience adviendra, tôt ou tard. Accompagnée de remords qui hanteront tes
nuits et tes jours, sans fin. Désormais, à mes yeux, tu n’existes plus. Te
voici rayé de ma liste des vivants. Ton nom, tout ce que tu es, sombrent dans
l’anéantissement. Je vais en paix.
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