SYAPA
(système anti-paupérisme)
SYADE
(système anti-désordre)
Du peuple au peuple par le peuple dans le
peuple avec le peuple pour le peuple
L’Etat
rétablit l’autorité des professeurs tout en faisant beaucoup d’économies
Afin que tous les professeurs aient de l’autorité,
il leur faut des moyens de pression sur les élèves d’aujourd’hui. S’ajoutant à
l’annulation de chaque lot des «loteries révolutionnaires», la sanction
pécuniaire réduit ou supprime «l’argent de poche mutualisé». A chaque récidive,
le professeur inscrit de nouveaux points négatifs, de sorte que la sanction
pécuniaire, pour l’élève récalcitrant, augmente.
Au moyen de sondages, on calcule le montant moyen
que les parents donnent régulièrement à leurs enfants sous forme d’argent de
poche. Fiscalement, on retire cette somme aux contribuables, somme à laquelle
s’ajoute un surcroît en prévision des enfants d’exclus. Après quoi, la
distribution égale de l’argent de poche à l’ensemble des élèves se fait par
l’entremise de l’Administration, comme une allocation.
Observons que la suppression de «l’argent de poche
mutualisé» d’un jeune exclu ne le prive en rien, lui et sa famille ayant
toujours de quoi vivre décemment, grâce aux fournitures indispensables du SYAPA.
Avec seulement l’assistance en nature, l’exclu n’a pas besoin d’argent pour
subsister. Mais qui le refuse?
Accompagnant l’«argent de poche mutualisé», toujours
pour encourager la bonne conduite, les élèves non réprimandés bénéficient de
«biens culturels».
Financement des «biens culturels»: pour payer
l’impôt SYAPA et l’impôt SYADE, certaines entreprises peuvent fournir une
fraction de leur production aux élèves, enfants d’exclus ou non. Exemple:
livres, disques, jeux, places de spectacle…
L’Etat ne paye rien. Sa seule participation est
d’ordre fiscal: transmettre l’imposition distincte vers les «centres
anti-désordre». Cette modique part fiscale «anti-désordre» n’est pas un
retranchement. Elle remplace les grandes dépenses de l’Etat destinées à lutter
contre l’insociabilité, aux piètres résultats.
Le contrôle de la bonne citoyenneté des gagnants prend
la forme de «travail civique» équivalent d’impôt du SYADE.
L’élève obstinément réfractaire à la discipline est
envoyé (avec ses parents si nécessaire) dans une «zone sécurisante» où son
éducation est assurée par le SYAPA et le SYADE.
Le budget des récompenses financières du SYADE,
indispensables à un meilleur fonctionnement de la collectivité, est
approvisionné par celui des sanctions financières. Les sommes excédentaires aux
besoins du SYADE sont conservées par le Trésor public.
Plus besoin d’augmenter le nombre de surveillants:
économies pour l’Etat.
Les enseignants cessent d’être tourmentés par les
élèves insupportables. La violence se dissipe. Les temps d’indisponibilité pour
raison médicale se tarissent: autres économies pour l’Etat.
Il
faut de l’audace pour s’engager dans la guerre. Il en faut aussi pour instaurer
l’innovation politique. Notre époque de crises durables, toujours renouvelées,
toujours plus graves, se propageant dans le monde, la disparition inéluctable
de certaines ressources du globe, exigent de l’imagination politique. Ce ne
sont pas les recettes du XXe siècle qui sauveront la France du
déclin. Notre pays doit relever les défis du XXIe siècle
avec des idées du XXIe siècle. Nos aïeux firent des
grandes choses. Ainsi furent-ils grands. Soyons comme eux. Les Français sont en
mesure de modifier leur destin et marquer l’histoire mondiale…
(Stipulations
22/02/12 à 03/03/13)
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