Il
n’existe pas un temps commun à tous, partout. Le temps dans un gratte-ciel
diffère en haut et en bas. Chaque satellite a son temps propre, raison pour
laquelle il faut continuellement les synchroniser.
L’image
du miroir montre toujours le passé puisque la lumière doit parcourir l’espace
entre le sujet et l’œil. Distance non nulle.
Ces
différences de temps sont infinitésimales, mais pas toujours. Une seconde pour
voir la lune. Huit minutes pour voir le soleil. Sans parler de l’aberration
temporelle d’une nuit étoilée, sachant que certains astres, pourtant visibles
aujourd’hui, n’existent plus depuis longtemps et d’autres, à présent lumineux,
apparaîtront au cours d’un avenir lointain.
Toute
durée vécue par les humains est formée d’une succession de temps «figés»,
«incomplets», minuscules. Ce phénomène ressemble aux images photographiques
d’une pellicule cinématographique. «Faux temps» devenant effectif seulement si
un laps de temps nouveau remplace le précédant. Puisé dans un futur aléatoire,
chaque présent devient aussitôt passé, impossible à changer. Temps trompeur, à
l’image d’une matière dure essentiellement faite du vide des atomes.
L’ensemble
des temps fractionnés donne une «compression» temporelle spécifique à
l’intérieure de laquelle rien ne dépasse la vitesse du photon.
Le
temps segmenté des humains provient du temps véritable et divin, non morcelé.
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