mardi 22 juillet 2014

Révélations 188

Il n’existe pas un temps commun à tous, partout. Le temps dans un gratte-ciel diffère en haut et en bas. Chaque satellite a son temps propre, raison pour laquelle il faut continuellement les synchroniser.
L’image du miroir montre toujours le passé puisque la lumière doit parcourir l’espace entre le sujet et l’œil. Distance non nulle.
Ces différences de temps sont infinitésimales, mais pas toujours. Une seconde pour voir la lune. Huit minutes pour voir le soleil. Sans parler de l’aberration temporelle d’une nuit étoilée, sachant que certains astres, pourtant visibles aujourd’hui, n’existent plus depuis longtemps et d’autres, à présent lumineux, apparaîtront au cours d’un avenir lointain.

Toute durée vécue par les humains est formée d’une succession de temps «figés», «incomplets», minuscules. Ce phénomène ressemble aux images photographiques d’une pellicule cinématographique. «Faux temps» devenant effectif seulement si un laps de temps nouveau remplace le précédant. Puisé dans un futur aléatoire, chaque présent devient aussitôt passé, impossible à changer. Temps trompeur, à l’image d’une matière dure essentiellement faite du vide des atomes.

L’ensemble des temps fractionnés donne une «compression» temporelle spécifique à l’intérieure de laquelle rien ne dépasse la vitesse du photon.


Le temps segmenté des humains provient du temps véritable et divin, non morcelé.

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